Lorsque j’ai écris ce roman en 2011, j’ai choisi le thème de la drogue parce que je le trouvais immédiatement universel et interculturel. Mon point de vue était simple : tôt ou tard, chacun est confronté, d’une manière ou d’une autre, à une forme de dépendance ou d’ivresse. Une bouteille de whisky, un joint ou autre chose : les chemins diffèrent, mais l’expérience est finalement assez commune.
L’idée d’un morceau de shit qui passe de main en main me paraissait donc pouvoir parler à beaucoup de monde. Du moins à tous ceux qui ont déjà eu un joint entre les mains. Je dois d’ailleurs avouer que c’était mon cas : je me demandais ce qu’il y avait avant moi, d’où venait cette substance et par quelles mains elle était passée. C’est à partir de cette curiosité qu’est née l’idée du roman.

Présentation :
Voici l’évocation d’un trafic que tout le monde connait de loin, sans savoir véritablement qui se cache derrière. De la banlieue au Maroc, en passant par Marseille, voici le portrait que je propose de ces acteurs de l’ombre. Loin des poncifs, l’histoire ne se situe pas en bas d’un immeuble ou dans une voiture qui file à vive allure pour tenter de distancer une horde de policiers. Ici est retracé chronologiquement, à rebours, le parcours d’un Zedou. Un véritable reportage sur les crimes de ce trafic, vu au travers des vies des différents personnages. J’ai tenté de faire un récit authentique, drôle, corrosif et à la lecture agréable. J’espère avoir réussi.
Domenico Virbiano (Aka Don Fabrizio)
